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Jouez avec Les Croqueuses ! { 3ème édition }

Chers visiteurs, @mis et @bonnés chéris,

vous vous rappelez ? En 2018, comme en 2017, nous vous avions proposé un jeu, avec de jolis lots à gagner, et vous aviez été très nombreux à participer ! 2019 est bien avancée… êtes-vous prêts à (re)tenter votre chance ?

Comme les années précédentes, pour jouer, il vous suffit d’élire votre vidéo préférée parmi les 4 proposées ci-dessous… en nous disant pourquoi. (Eh oui, nous sommes curieuses, vous savez bien !) Laissez-nous un commentaire sous cet article – ou directement sous la vidéo choisie, sur YouTube, si vous avez un compte. Dans ce cas, profitez-en pour vous abonner à notre chaîne et être ainsi avertis en temps réel de chaque nouvelle vidéo mise en ligne !

Comme chaque année, les gagnants seront tirés au sort. (Et comme chaque année nous filmerons ce grand moment de suspense !) À noter que vous avez deux chances de gagner : la première ici, la seconde sur notre page Facebook.

Mais, au fait… deux chances de gagner quoi ?

Tadaaam ! Les Croqueuses de Paris sont très fières de mettre en jeu pour vous, cette année, deux lots de 2 places de spectacle ! En effet, les deux gagnants (blog et Facebook) se verront offrir 2 places chacun pour une représentation de La Tour de 300 mètres (un Musical consacré à l’histoire de la Tour Eiffel) à l’affiche du Théâtre des Mathurins jusqu’au 29 juin.

MAIS si vous ne pouvez pas vous libérer d’ici la fin du mois pour y assister, précisez-le dans votre commentaire : vous jouez alors pour un original à choisir dans notre boutique Etsy ! Elle est pas belle, la vie ?

Bon, cette fois, vous savez tout… et vous avez jusqu’à mercredi soir prochain (12 juin, 21 h) pour nous parler de votre vidéo préférée : à vous de jouer !

N°1 La Maison de Thé

N°2 Le Jardin d’Agronomie Tropicale

N°3 L’île Nancy (78)

N°4 Le No Mad Festival (95)

Bonne chance @ tous !

Une chapelle sur la Seine

Une chapelle sur la Seine

Cette fois, ça y est, le (vrai) printemps est là et Les Croqueuses se sont retrouvées, toutes les quatre, pour leur premier (vrai) rendez-vous de l’année ! D’ailleurs, nous étions plus qu’au complet, puisqu’une invitée nous accompagnait. Mais, en attendant de vous raconter tout cela dans nos prochains articles, nous vous proposons une visite insolite, sur la Seine et en banlieue…

Connaissez-vous Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines ? En transilien (ligne J) on y est en 30 minutes à peine depuis Saint-Lazare. Et savez-vous que, chaque 3ème week-end de juin depuis 1960, la « Capitale de la Batellerie » démarre l’été en fanfare en célébrant son « Grand Pardon » ? Eh bien, l’année dernière, à la veille de ces festivités, nous sommes montées sur une péniche « pas comme les autres » et nous l’avons croquée.

Amarrée quai de la République, celle-ci ne transporte plus de charbon comme à l’origine : rebaptisée Je Sers et consacrée à Saint-Nicolas, elle est devenue le « bateau-chapelle » des bateliers de Conflans. Destiné à l’entraide au sein de cette communauté, le Je Sers s’est progressivement diversifié en portant assistance aux personnes en difficulté, quelle que soit leur provenance. Depuis 2014, des réfugiés tibétains y sont accueillis par La Pierre Blanche – une association que Les Croqueuses croiseront le lendemain au No Mad Festival, à Pontoise.

En ce vendredi après-midi, veille de « Pardon National », on s’active à mille préparatifs sur les quais. Nous nous engouffrons volontiers dans le ventre du bateau, à l’abri de l’agitation et des essais micro. Silencieux, chaleureux, apaisant… l’endroit est tout simplement accueillant. L’habillage en bois y est pour beaucoup, côté chapelle comme côté foyer. Vous le verrez sur les photos, de nombreux éléments relatifs à la batellerie signent l’appartenance du lieu à sa communauté, lui donnant un caractère unique. Mais on y trouve aussi tous les attributs symboliques et architecturaux d’une église – nef, chœur, abside, vitraux, statuaires et mobilier… dont une partie réalisée par Paul Croixmarie, sculpteur à l’origine d’un certain renouveau de l’Art Sacré dans les années 20.

Après une sortie au grand air sur l’île Nancy – non sans quelques pitreries… – le calme du bateau-chapelle nous fait le plus grand bien. Sur la pointe des pieds, chaque Croqueuse circule avant de choisir son angle d’attaque. Aurélie se chargera de Jésus et Anne de la Vierge Marie. Fabienne croquera le chœur et Véronique une vue d’ensemble – ses trois camarades comprises – depuis l’entrée.

Au fur et à mesure que les dessins avancent, la nef se remplit pour la messe. Bientôt le prêtre entre en scène – en Seine ? Les Croqueuses restent encore un peu, bercées par les chants religieux, avant de fermer leurs carnets pour retourner dehors, sous le soleil et les guirlandes multicolores : place à la fête et vive le « Grand Pardon » de Conflans ! 

Notre-Dame sur Instagram

Notre-Dame sur Instagram

Rien que pour vous, chers visiteurs qui lisez ici nos articles mais n’avez peut-être pas (encore ?) Instagram pour y suivre nos publications plus régulières, un petit rattrapage au sujet de Notre-Dame…

À noter que ce dessin a beaucoup circulé sur le Net et les réseaux, parfois sans même que son autrice soit citée/taguée/créditée par les internautes. Heureusement, ce ne fut pas le cas de l’article du Figaro. Bravo miss Aurélie !

Dessinons, découpons ! { Musée Rodin }

Dessinons, découpons ! { Musée Rodin }

Paris, février 2019 : le soleil brille et la température bat des records. Un petit air de printemps flotte dans les rues de la capitale, avec plusieurs mois d’avance – et son pic de pollution assorti, hélas ! Bien que Les Croqueuses de Paris n’aient pas planifié de sortie à quatre ce mois-ci, l’occasion est trop belle d’en improviser une en petit comité !

Voilà donc nos deux Franciliennes, Véronique et Aurélie, écourtant leur hibernation de Croqueuses pour sauter dans le métro jusqu’au Musée Rodin. Les jardins y sont splendides et l’exposition en cours les intrigue. Il y est question de dessin et de découpage – deux de leurs activités favorites, notamment dans leurs carnets. Comment les pratiquait Rodin, le sculpteur à l’œuvre si puissante, monumentale ? Allons voir cela de plus près…

Nous ne sommes pas déçues. L’exposition « Dessiner, découper » est tout simplement magnifique. Elle touche à l’intime du travail de Rodin, loin en amont de son aboutissement. Ces œuvres-là, préparatoires, n’avaient jamais été montrées – pas plus que mentionnées ou commentées, ni par aucun critique ni par l’artiste lui-même. Ces séries de silhouettes, juste évoquées d’un trait de crayon délié, rapidement aquarellées puis découpées pour être disposées ensemble (ou pas) nous donnent le sentiment de remonter le geste créateur jusqu’à la source, jusqu’à l’idée : aussi passionnant qu’émouvant. Mais, jugez vous-mêmes…

Après cette visite immergée dans la lumière douce qu’imposent les conditions de conservation du papier, nous ressortons dans le jardin. Le ciel est toujours aussi bleu, magnifiant la coupole dorée des Invalides, les corolles jaunes des jonquilles et les façades claires du musée – un écrin parfait pour les bronzes, ces corps noueux aux reflets ombrageux… C’est celui du Penseur qui, finalement, aura les faveurs de nos crayons parfois encore un peu engourdis par l’hibernation ! 😉

Merci au printemps pour cette avant-première fort prometteuse… et au Musée Rodin pour les trésors délicatement dévoilés. Depuis, les giboulées ont déboulé, les degrés ont dégringolé et Les Croqueuses sont rentrées finir l’hiver à l’abri. Rendez-vous à la prochaine éclaircie !

PS : et, en attendant, n’hésitez pas à suivre ou refaire nos visites d’expositions en story sur Instagram – rubrique Art.

{ Infos Pratiques }

Le musée se trouve au 77 rue de Varenne, dans le 7ème arrondissement – métro Varenne (ligne 13) ou Invalides (ligne 8, RER C). Il est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10h00 à 17h45.

Un Dim Sum à Paris

Un Dim Sum à Paris

C’est un lieu étonnant, dont on ne soupçonne pas l’existence depuis la rue – d’autant que la rue n’en est pas vraiment une, puisqu’il s’agit d’une place. La Maison de Thé que nous allons visiter se cache, en effet, derrière la façade et les (superbes) bureaux d’une agence de voyage, sur la (très chic) place Saint-Sulpice, dans le 6ème arrondissement.

LE PREMIER PAS

C’est à Lao Tseu que l’on prête cette sagesse : « Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. » Si vous souhaitez partir en Chine, votre premier pas peut se faire ici. Côté pratique, tout est là pour concevoir votre voyage – de beaux catalogues qui font rêver et des agents qui vous attendent, prêts à répondre à vos demandes.

Mais côté « voyage immobile » aussi ! Ce bel endroit, dont les proportions généreuses révèlent un passé d’ancien cinéma, vous accueillera le temps d’une pause et vous dégusterez, tranquille, un Oolong parfumé en feuilletant des livres d’art… Car, oui, en plus d’être une boutique – où l’on peut acheter d’excellents thés en vrac, de la vaisselle, de la papeterie et des foulards en soie – c’est également une galerie ! Des événements culturels y ont lieu régulièrement. Conférences, expositions ou ateliers : la programmation est très riche.

LES PREMIERS PLATS

Côté plus « gourmand » du voyage, tel que toute Croqueuse qui se respecte l’entend… Yum yum! Il faut dire que nous avons été chouchoutées par l’équipe, dont nous étions les invitées pour la seconde fois. Mais, du crayon à la baguette et du carnet à l’assiette, comment savoir où donner de la tête ? Nous avons procédé par ordre : dessins d’abord, dim sum ensuite ! Croquis, puis mochis !

Tous les midis de la semaine, La Maison de Thé devient restaurant. Le samedi, elle propose un brunch également. Ce jeudi-là, au menu des Croqueuses : salade chinoise sauce cacahuètes, soupe tom kha au lait de coco et citronnelle, nouilles de riz « spicy » et… dim sum en folie, bien sûr ! Ces petites bouchées, le plus souvent cuites à la vapeur (mais pas seulement) sont semble-t-il une spécialité du Sud-Est de la Chine (Canton, Hong-Kong…) et tout spécialement le fait qu’on les serve, salées ou sucrées, dans les cha lau – littéralement « établissement de thé ». Sur nos photos, hélas, vous ne les verrez presque pas : nous les avons mangés trop vite ! En revanche, nous vous les montrons dans la vidéo.

Ceux que vous goûterez à La Maison de Thé des Maisons du Voyage sont signés YOOM. Véronique aime la variété des saveurs de ces différents dim sum. (C’est un peu le principe des tapas espagnols ou du mezzé libanais !) Et la soupe tom kha lui a beaucoup plu – rien d’étonnant quand on sait qu’elle raffole de la cuisine du Sud-Est asiatique. Anne, qui a peu l’habitude de manger chinois, a pris un grand plaisir au dépaysement de ses papilles. Quant à Fabienne et Aurélie, nos deux « becs sucrés » de service, elles ont complètement craqué sur les desserts… « Mention spéciale pour le mochi cœur coulant praliné, une tuerie ! » me souffle-t-on dans l’oreillette !

NOËL CHINOIS !

Vous le savez peut-être si vous nous suivez : chaque année, Les Croqueuses de Paris s’offrent un déjeuner de Noël. En 2016, nous avons trinqué à la Brasserie Printemps. Et l’an dernier, au Bouillon Chartier. Cette fois, notre repas de fête fut donc délicieusement chinois. Les cadeaux ont été échangés – les vœux, les bises et les fous rires avec ! C’est pourquoi il est temps d’adresser un grand MERCI à tous : d’abord à Marie-Hélène pour son accueil et sa générosité, à ses deux collègues pour leur patience, à nos voisines de tables pour leurs compliments, à Mams et Tenzin pour leurs sourires en cuisine et à notre chère consœur Anne Steilein pour sa visite pleine de bonne humeur !

Enfin, après Noël arrive le Nouvel An. Trop tard ? Déjà passé ? Certes, mais… une deuxième chance de faire la fête s’offre à vous puisque le Nouvel An chinois commence le 5 février prochain. Bon, attention au « coup de vieux » : nous entrerons alors dans l’année 4717, placée sous le signe du « cochon de terre » ! Et sachez qu’à Paris, de nombreuses festivités vous attendent…

新年快乐 ! Bonne année !

{ Infos Pratiques }

La Maison de Thé est au n°76 de la rue Bonaparte, Paris 6ème. Métro Saint-Sulpice. Elle est ouverte tous les jours sauf le dimanche de 10h00 à 19h00. Réservations au 01 40 51 95 17.

Un Bouillon à Paris

Un Bouillon à Paris

L’année dernière, pour leur traditionnel repas de Noël entre copines, Les Croqueuses de Paris cherchaient l’endroit idéal. Étant données nos exigences et celles de nos porte-monnaie, le restaurant devait réunir trois qualités essentielles : typiquement parisien, chaleureux et bon marché… La veille encore, les recherches allaient bon train quand Véronique eut une illumination soudaine ! « Et si on allait chez Chartier ? »

TOUS AU BOUILLON !

Fabienne connaissait déjà, mais pas Aurélie ni Anne. Ce déjeuner serait donc l’occasion de leur faire découvrir ce haut lieu de parisianisme populaire. Car des bouillons, au début du XXème siècle, il y en avait plus de 250 dans la capitale ! Les ouvriers, les petits employés, les forts des Halles s’y nourrissaient chaque jour.

Le père de Véronique l’y emmenait, petite. C’est lui qui disait « chez Chartier » mais en réalité, ils en fréquentaient plusieurs, tous dans le même style à la fois simple et Belle Époque. Notre Croqueuse se souvient surtout de deux d’entre eux. Le premier, qui se situait à l’étage d’un immeuble rue de Richelieu, semble avoir fermé. Le second, rue du Commerce dans le 15ème arrondissement, existe encore :  il s’est modernisé – embourgeoisé aussi sans doute…

Celui-ci, le vrai Bouillon Chartier, reste authentique, avec son potage de légumes à 1€ ou ses desserts tous entre 2,60 et 4€ – dont les fameux chou et baba au rhum couverts de Chantilly qui feront craquer (et croquer) Aurélie et Fabienne !

UNE INSTITUTION

Mais d’abord, il faut s’ouvrir l’appétit : nous nous offrons une longue balade à travers le dédale des passages couverts. Le quartier en est plein et c’est toujours un grand bonheur de les parcourir en décembre, quand ils se préparent pour les fêtes et se parent de guirlandes.

Quelques minutes avant l’ouverture, Les Croqueuses rejoignent la file d’attente qui s’est déjà formée dans la cour, devant l’entrée du restaurant… Que dis-je ? De cette institution, fondée par les deux frères Chartier en 1896 ! Il y a la queue, oui. Car les 325 places assises de l’immense salle – une ancienne cour intérieure couverte par une verrière et aujourd’hui classée « Monuments Historiques » – sont fort courues aux heures de pointe !

Lorsque les portes s’ouvrent, nous faisons en sorte d’être placées au fond afin d’avoir une belle vue. Sympa, la perspective et les miroirs immenses tout autour de la salle ! C’est ainsi que Max deviendra « notre » serveur : vif, souriant, sympathique, efficace… celui-ci nous mettra tellement à l’aise que nous resterons assises à cette même table cinq heures durant – oui oui, vous avez bien lu ! Le temps de tout bien croquer, tranquilles, à tous les sens du terme.

DES CONVERSATIONS

Et puis, comme souvent à Paris – si si, détrompez-vous ! – dans ce genre d’endroit convivial, la conversation s’engage entre voisins de table..

La dame placée à la gauche de Véronique, s’apercevant qu’elle figure en gros plan sur son dessin, lui confie son prénom et la raison de sa présence ici aujourd’hui : Sophie est venue, avec son mari, parce que c’est son anniversaire et qu’elle adore ce restaurant. C’est un déjeuner de fête, mais en toute discrétion, sans bougie ni gâteau, juste comme ça – un petit rituel de « vieux » Parisiens.

De l’autre côté de l’allée, on célèbre autre chose. Le costume d’un des clients nous intrigue beaucoup, avec son gilet noir, ses bas blancs, son jabot et ses manches en dentelles. Serait-ce un comédien ? Travaille-t-il au Musée Grévin, situé juste à côté ? Eh bien, pas du tout : il s’agit d’un Notaire qui vient de prêter serment !

L’après-midi a passé vite, dans cette atmosphère si particulière… un pur bonheur. Max aura bientôt fini son service et la relève est arrivée : sa collègue (et amie) Virginie vient d’enfiler son grand tablier. L’addition griffonnée sur la nappe, nous leur offrons en guise de pourboire nos petits cadeaux de Noël (cartes postales et badges) et promettons de revenir. Leurs deux beaux sourires nous font très plaisirs. Depuis, Aurélie a tenu promesse – pas moins de quatre fois ! – y amenant moult copines et famille de passage, tous conquis par l’ambiance, le ballet des serveurs, le décor et le rapport qualité-prix.

Alors… et vous qui nous lisez, irez-vous à votre tour ? Si oui, soyez choux, saluez Max ou Virginie pour nous !

{ Infos Pratiques }

Le Bouillon Chartier est au n°7 de la rue du Faubourg Montmartre, Paris 9ème. Métro Grands Boulevards. Il est ou­vert tous les jours de 11h30 à minuit. (Pas de réservation.)