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Vive le « télé-croquis » ! (4)

Troisième semaine de confinement = troisième « télé-croquis du jeudi » ! Cette fois, nous nous sommes e-retrouvées à la Cité de l’Architecture…

Les Croqueuses de Paris croquent à distance !

En effet, Aurélie et Véronique avaient eu la chance de visiter la Cité en excellente compagnie, peu avant le confinement. (Merci Sandra !) Un article vous en dira plus d’ici quelque temps… 😉

Comme d’habitude, chacune a choisi son point de vue. Le coq de Notre-Dame, en partie fondu et tout cabossé, réfugié à la Cité depuis son sauvetage des flammes a remporté un gros succès : Aurélie et Fabienne l’ont élu sujet du jour ! Anne s’est employée à dompter l’ours du Duc de Berry et Véronique à saisir le « choc des époques » avec cette perspective étonnante où, au détour d’une salle, se rencontrent l’Art roman et la Tour Eiffel.

La Cité de l'Architecture

Le programme du télé-croquis de jeudi prochain ? Suspense !

@ suivre 😉

Vive le « télé-croquis » ! (3)

COVID-19 vs Croqueuses ? Pour l’instant, le moral reste bon ! Nous en sommes à notre troisième séance de dessin à distance et tout va bien. Après la venue du printemps, c’est la nostalgie des cafés en terrasse et autres douceurs gustatives, qui nous ont inspirées…

Télé-croquis chez Les Croqueuses de Paris

Un jour, quand le confinement sera fini, vous pourrez aller goûter toutes ces bonnes choses au Moulin de la Vierge (pour les cafés gourmands de Fabienne), au Café A (pour le poke bowl au saumon d’Anne) et chez Nossa (pour le pasteis de nata d’Aurélie).

Véronique s’est amusée, quant à elle, à croquer deux cafés dégustés dans deux endroits différents. Ce sont des adresses où nous avons pris plaisir à nous arrêter, mais sur lesquelles nous n’avons pas publié d’article. Voilà donc l’occasion d’en parler : Kitsuné (au Palais-Royal) et La Palette (à Saint-Germain-des-Prés) – deux lieux aux ambiances différentes, presque opposées, chacun pourtant bien ancré dans son environnement parisien…

Télé-Croquis des Croqueuses de Paris

Le programme du télé-croquis de jeudi prochain ? Disons que le « sourire du lundi » d’aujourd’hui sur Facebook est un très bon indice !

@ suivre 😉

Vive le « télé-croquis » ! (2)

Peut-être vous souvenez-vous du premier épisode ? En décembre 2019 puis janvier 2020, nous avions dû annuler deux rencontres parisiennes pour cause de grèves. Tristes et déçues d’être privées de nos rendez-vous mensuels, nous nous étions adaptées en organisant une séance de « télé-croquis » via Messenger.

Contre toute attente, ces deux premières heures de dessin en ligne, plutôt vécues comme une expérience ponctuelle, nous auront finalement préparées à la suite. Maintenant que le COVID-19 nous oblige à nous confiner, Les Croqueuses savent comment survivre ! Nous avons décidé de nous retrouver une fois par semaine – oui, en période difficile pour le moral, il est sage d’augmenter la dose ! Notre deuxième séance a donc eu lieu jeudi dernier…

Les Croqueuses de Paris télé-travaillent !

Puisque le temps était si beau et le printemps pour tout bientôt, nous sommes virtuellement retournées à Giverny, dans le splendide jardin de Claude Monet. (Oups ! Désolée, l’article n’est pas encore en ligne.) Comme dans « la vraie vie », nous avons choisi chacune notre point de vue préféré puis dessiné, tranquilles, en bavardant… Bonheur simple et si précieux de l’amitié. ♥

Télé-Croquis à Giverny

Quel sera notre prochain sujet ? Mystère !

@ suivre 😉

Le plus vieux café de Paris

Le plus vieux café de Paris

Aujourd’hui, Les Croqueuses vous emmènent déguster un petit cappuccino dans un endroit mythique*: Le Procope, plus ancien café de la capitale !.!

« Le café est très en usage à Paris : il y a un grand nombre de maisons publiques où on le distribue. Dans quelques-unes de ces maisons on dit des nouvelles, dans d’autres on joue aux échecs. Il y en a une où l’on apprête le café de telle manière qu’il donne de l’esprit à ceux qui en prennent : au moins, de tous ceux qui en sortent, il n’y a personne qui ne croie qu’il en a quatre fois plus que lorsqu’il y est entré. »

Extrait des Lettres Persanes, Montesquieu.

En réalité, l’établissement d’origine, fondé en 1686 par Francesco Procopio dei Coltelli, un immigré sicilien considéré comme le père de la crème glacée – béni soit cet homme*! – a fermé en 1890 et seulement rouvert en 1957, sous le même nom mais en devenant restaurant. Il faut dire qu’entre temps, l’endroit avait été occupé par diverses affaires, notamment un Bouillon Chartier. Depuis, Le Procope est passé aux mains des Frères Blanc, propriétaires de nombreuses brasseries parisiennes, eux-mêmes rachetés ensuite par le Groupe BertrandAngelina, Au Bureau, Bert’s, Café Leffe, Burger King France, etc. Bienvenue au XXIème siècle…

Mais qu’importe. Une fois poussées les portes du Procope, la magie opère et l’on se prend à remonter le temps. Le mieux est d’entrer côté «*cour du Commerce Saint-André*» – joli passage pavé chargé d’histoire, où la façade est plus modeste. Plaques souvenirs, portraits de philosophes, table de Voltaire, citations, cloche de Marat, bicorne de Bonaparte… dedans comme dehors, les murs témoignent de l’intense bouillonnement intellectuel, à la fois culturel et politique, du vieux café.

Situé face à l’ancienne Comédie Française, ce fut d’abord un lieu d’artistes et d’auteurs de théâtre. Puis vinrent les philosophes des Lumières. Diderot, dit-on, y rédigea quelques uns des articles de l’Encyclopédie et Benjamin Franklin, une partie de la future Constitution des États-Unis. Les hommes de la Révolution en firent ensuite leur QG – Danton, Desmoulins, Marat, Robespierre… – mais le temps passe encore et bientôt ce sont les grands auteurs du XIXème siècle qui s’y retrouvent. George Sand et Alfred de Musset, Balzac, Victor Hugo, Théophile Gautier, Anatole France, Verlaine, Oscar Wilde… quelle clientèle intimidante !

Mais, en ce milieu d’après-midi, le Procope est désert. On dessert les dernières tables du déjeuner en attendant de dresser le couvert du soir… Les Croqueuses de Paris se glissent sur les banquettes rouges et se réchauffent au cappuccino. Nous avons dessiné, fort concentrées toute la matinée, à la Grande Mosquée : alors, maintenant, on lâche les carnets, on laisse les crayons. Place aux rires et aux bavardages ! Comme vous le verrez ci-dessous, Voltaire, qui nous écoute discrètement, n’en sera pas défrisé pour autant ! Plus tard, lors d’une séance de « télé-croquis » improvisée faute de trains pendant les grèves, Anne peindra la jolie devanture de ce « monument » que l’on peut visiter assis en dégustant une madeleine – référence littéraire oblige ! 😉

 

{ Infos Pratiques }

Le Procope se situe au n°13 rue de l’Ancienne Comédie, Paris 6ème. Métro Odéon. Il est ouvert tous les jours de midi à minuit – jusqu’à 1h00 les jeudi, vendredi et samedi soirs. Renseignements au 01 40 46 79 00.

♥ MERCI ! ♥

Oyez oyez, @mis et @bonnés chéris !

La boutique des Croqueuses de Paris !
Savez-vous que « Les Croqueuses » tiennent une boutique ETSY ?

Nous avons dépassé les 80 ventes et sommes hyper fières de notre clientèle, adorables et fidèle, vivant dans le monde entier ! Les (4 tirages successifs de nos fameux) calendriers 2020 sont définitivement épuisés… mais nos nouvelles cartes postales seront ravies de porter vos messages !

Merci, les Crocœurs ! On vous 💞 !

Un Moutabal à la Capitale !

Un Moutabal à la Capitale !

Imaginez deux Croqueuses de Paris qui se sont levées à 5 heures («Coucou Monsieur Dutronc !») pour saisir un beau lever de soleil depuis l’esplanade du Trocadéro mais qui, à la place, ont reçu des litres d’eau glacée sur la tête. Prenez ces mêmes Croqueuses et, à peine essorées, faites-leur visiter l’immense Cité de l’Architecture en compagnie d’une guide exceptionnelle – ce jusqu’à 13h30 ! Enfin, lâchez-les dans le 16ème arrondissement à la recherche d’un restaurant repéré par-ici… Voilà, vous avez une idée de l’état dans lequel nous étions lorsque nous avons poussé la porte de Karamna : lessivées (à tous les sens du terme) et très, très, très affamées !

Comme il se fait tard pour un déjeuner, le restaurant est calme. Nos assiettes sont jolies, bien garnies, accompagnées de pains tout chauds, moelleux, gonflés à souhait. Taboulé, houmous, falafel, beignets : tout est fin, délicieux. Quant au moutabal, décoré de grains de grenade… lui, est simplement divin. Et pour finir, le gérant nous offrira son sourire pour le prochain lundi. Merci Rami !

Avec sa carte où tout est fait maison, sa variété de sandwichs et formules à emporter, son service continu (11h30-23h du lundi au vendredi et 12h-23h le samedi), son accueil adorable et son très bon rapport qualité-prix (surtout dans ce quartier plutôt très cher), voilà une adresse comme Les Croqueuses aiment vous les recommander. Yalla ! Tous au 77 rue Boissière et… sahten !

Vive le « télé-croquis » !

Oyez oyez, @mis et @bonnés chéris !

Savez-vous que Les Croqueuses font du « télé-croquis » ?

Confinement des Croqueuses

Hier, notre journée de rencontre ayant été annulée faute de trains, nous avons testé le « télé-croquis » via Messenger. Résultat ? Deux heures fort sympathiques de dessin, bla-bla et rires à distance !

Pour préparer la séance, nous nous étions plongées dans nos (énormes) archives photographiques et avions choisi un sujet commun : les chaises, au tressage si graphique, des cafés parisiens.

Bien sûr, cela ne remplacera JAMAIS une vraie sortie parisienne entre filles mais nous avons passé un bon moment et fait quelques dessins… C’est tout de même mieux que rien !

Exposition L’Art en Broderie { Musée de Cluny }

Exposition L’Art en Broderie { Musée de Cluny }

Quelles chanceuses, ces Croqueuses, invitées dans les musées à de passionnantes visites privées ! Après deux superbes expositions chez Picasso, nous voilà cette fois propulsées dans le passé, au pays des merveilles brodées…

RETOUR À CLUNY

Oh, pas le Cluny de Saône-et-Loire – nous restons à Paris ! – mais celui du Quartier Latin, de la Sorbonne et des Thermes Antiques. D’ailleurs, pourquoi le Musée du Moyen-Âge porte-t-il ce nom ? Tout simplement parce que le bel hôtel particulier qu’il occupe, construit au XIIIème siècle, abritait autrefois les abbés de l’ordre de Cluny qui enseignaient à l’Université. Entre eux et nous, au fil de l’histoire, le bâtiment a connu de nombreuses aventures plus ou moins douloureuses. Finalement, c’est grâce à l’un de ses locataires – Alexandre du Sommerard, conseiller à la Cour des Comptes et collectionneur passionné – que le musée verra le jour, en 1843. L’hôtel de Cluny sera classé dès 1846, suivi des thermes en 1862.

Car ce lieu dédié au Moyen-Âge a néanmoins la particularité de se tenir sur l’un des plus importants vestiges du Lutèce antique : les thermes romains. Ce que l’on en voit aujourd’hui ne représente hélas qu’une petite partie de l’ensemble, qui s’étendait alors sur plusieurs hectares. On y venait pour se laver, mais également se faire couper les cheveux, se détendre, lire – les thermes possédaient une bibliothèque – ou bavarder. Ce véritable « complexe thermal » comprenait aussi un gymnase où l’on pratiquait toutes sortes d’activités physiques. Une autre référence à l’Antiquité vous attend d’ailleurs dans le square Paul-Painlevé, juste devant l’hôtel de Cluny : une réplique de la fameuse Louve Capitoline, offerte par la ville de Rome à Paris en 1962, lors du jumelage des deux capitales. Clin d’œil amusant du destin puisque l’on sait maintenant (depuis 2012 seulement !) que cette statue prétendument étrusque (Vème siècle avant JC) date finalement du… Moyen-Âge !

Mais, puisque les époques se suivent, il n’est pas interdit de les relier entre elles – notamment par l’architecture. C’est le pari du chantier mené par Bernard Desmoulins, chargé de rénover le musée. Certes, l’hôtel médiéval est fermé. Cependant le reste des espaces, y compris les plus récents, est ouvert : cette magnifique exposition sur la broderie est l’occasion rêvée de les découvrir.

L’ART EN BRODERIE

Christine Descatoire, la commissaire d’exposition qui nous a guidées d’un trésor à l’autre explique ainsi ses choix : sortir ces pièces rarissimes des réserves du musée – où on les garde précieusement, car elles sont extrêmement fragiles – et les associer à d’autres, tout aussi précieuses, venues de collections étrangères doit servir à réévaluer la broderie comme art à part entière. Ne l’appelait-on pas, à l’époque, « la peinture à l’aiguille » ? C’est pourquoi les œuvres brodées présentées ici sont rapprochées d’autres réalisations, peintes ou gravées, qui leur sont contemporaines.

Savez-vous qu’il fallait faire huit ans d’apprentissage avant de pouvoir prétendre officiellement au statut de brodeur ? Rien d’étonnant quand on observe la finesse de chaque réalisation. D’autant que ces œuvres de soie, de velours, filées d’or ou d’argent, parfois ornées de perles… étaient toujours destinées à de puissants commanditaires – rois, clercs de haut rang, etc. Elles avaient fonction de marqueurs sociaux, de « signes extérieurs de richesse » pourrait-on dire. Et la corporation des brodeuses et brodeurs parisiens était elle-même très puissante.

Après deux premières vitrines consacrées aux différents types de points (très élaborés) ainsi qu’aux outils (ciseaux, dés, forces) et aux livres de modèles (ancêtres de nos « tutos » d’aujourd’hui), l’exposition se déroule ensuite à la fois chronologiquement et géographiquement à travers l’Europe germanique, anglaise, flamande, française et italienne. La scénographe a travaillé les blocs de présentation du blanc au pourpre en passant par un dégradé de roses, couleurs directement inspirées de celles de la voûte du frigidarium. Profitez de l’harmonie ainsi créée pour admirer les proportions exceptionnelles du lieu !

Comme d’habitude, chaque Croqueuse aura son petit « coup de cœur » qu’elle choisira de dessiner. Aurélie se passionnera pour le magnifique léopard héraldique (ne pas confondre avec le lion, toujours présenté de profil !) ornant un caparaçon (housse d’apparat pour cheval) du roi Edouard III d’Angleterre, arrivé au musée en 1922 sous forme de… chasuble. (Vive la récup’ ! Sa forme initiale lui a néanmoins été rendue en 1939.) Anne choisira de croquer une aumônière de luxe, tandis que Véronique préfèrera quelques appliques à l’effigie de saints martyrs : les visages la fascinent. « On pourrait presque les croire tirés d’albums jeunesse d’aujourd’hui » dit-elle, amusée. (Tiens, en parlant de lecture pour enfants, voici le livret-jeu de l’exposition tout spécialement conçu pour eux.)

« DIS BONJOUR À LA DAME »

Et Fabienne, dans tout ça… qu’a-t-elle choisi de dessiner ? Eh bien, même si l’aumônière aux personnages contournés de fil noir « à la manière d’une bande dessinée franco-belge » la font « totalement craquer », la coquine prendra la tangente vers les collections permanentes, passant ainsi allégrement de la broderie à la tapisserie – ne pas confondre, attention ! Que voulez-vous, c’est plus fort qu’elle. Impossible de résister à l’appel de la star ! Mais si, vous savez bien : l’œuvre incontournable, la « Joconde du Musée de Cluny »… La Dame à la Licorne, voyons !

La nouvelle muséographie est belle, réussie. On y arrive doucement, par une sorte de corridor dont les murs sont ponctués de citations et les yeux s’habituent peu à peu à l’obscurité. L’éclairage tamisé permet bien sûr d’admirer les tentures sans trop les endommager mais aussi d’oublier la foule. (Puisque c’est une star, nombreux sont ses admirateurs venus du monde entier.) Quant aux banquettes spacieuses placées au centre de la pièce, elles sont parfaites pour s’installer carnet en mains.

Il faut le dire encore : pendant que s’achève le quatrième et dernier volet des travaux de rénovation du musée, les œuvres les plus emblématiques y sont toujours visibles, avec de superbes expositions en prime. Alors, courrez-y ! D’autant qu’il y a urgence… Savez-vous que les œuvres textiles sorties des réserve pour l’occasion le sont suivant un protocole très strict ? Trois mois d’exposition pour trois ans de réserve : ne ratez pas le coche !

Enfin, si la broderie vous attire mais que vous ne l’avez jamais pratiquée, peut-être serez-vous intéressés par l’animation proposée dimanche 1er décembre. En effet, les élèves de l’école Duperré – qui ont imaginé puis réalisé les créations contemporaines inspirées des collections du musée à voir dans la dernière salle de l’exposition – vous offrent une initiation à la broderie. C’est libre, sans inscription et gratuit. Bref, aucune excuse pour ne pas se lancer ! Merci qui ? 😉

Et nous, Les Croqueuses, nous remercions chaleureusement toute l’équipe du musée pour son accueil adorable et savant, notamment Christine Descatoire et Aline Damoiseau. Gentes dames, grâce à vous, nous avons découvert de très belles choses – ce, dans une ambiance des plus sympathiques. C’est pourquoi nous avons un aussi grand plaisir à les partager par-ici : merci !

 

{ Infos Pratiques }

La nouvelle entrée du Musée de Cluny se trouve au n°28 de la rue Du Sommerard, dans le 5ème arrondissement. Métro Saint-Michel ou Cluny-La Sorbonne. Il est ouvert du mercredi au lundi, de 9h15 à 17h45. (Plus de renseignements ici.)