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Exposition Guernica  { Musée Picasso }

Exposition Guernica { Musée Picasso }

Mardi 10 avril, Les Croqueuses de Paris étaient invitées par le Musée Picasso à une « visite privée » de l’Exposition Guernica. Toutes ne pouvant se libérer pour l’occasion, Véronique et Aurélie se sont portées volontaires – Ô que oui ! – et ont été conquises par les commentaires passionnants d’Emilia Philippot, l’une des commissaires de l’exposition.

« Non, la peinture n’est pas faite pour décorer les appartements, c’est un instrument de guerre offensive et défensive contre l’ennemi. » Picasso

EXPOSITION (sans) GUERNICA ?

Cette première information (l’absence de l’œuvre originale, pour des raisons de conservation) peut surprendre, voire décevoir et dissuader certains visiteurs potentiels. Sachez que ce serait vraiment dommage. Car le sujet de l’Exposition Guernica dépasse largement le tableau. C’est même très exactement cela, le sujet : le fait qu’une œuvre d’art soit autant « sortie de son cadre » pour devenir autre chose, d’encore plus grand. D’abord un témoignage révolté, puis un outil de propagande et enfin ce symbole universel dont d’autres artistes s’emparent sans cesse depuis. C’est cette mise en perspective qui fait tout l’intérêt de l’exposition.

GENÈSE & INFLUENCE

Par ailleurs, si LE chef-d’œuvre n’est pas là, vous aurez sous les yeux de nombreux autres trésors (esquisses et « post-scriptums ») habituellement conservés avec lui au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de Madrid. Vous verrez aussi, grâce aux Archives Nationales de France, un bel ensemble d’affiches des Brigades internationales et des photographies terribles de la Guerre civile. Vous pourrez voir également la maquette du Pavillon de l’Exposition de 1937 pour laquelle il fut commandé, ainsi que de très nombreux documents témoignant de l’influence, toujours croissante, de Guernica au fil des décennies.

GUERNICA AUJOURD’HUI

Outre la genèse passionnante et très documentée de l’œuvre – dont on peut suivre l’évolution par les yeux de Dora Maar, photographe et compagne d’alors – c’est sans doute la découverte d’artistes contemporains s’étant emparés de sa valeur symbolique, pour la réinterpréter à leur tour, qui nous a finalement le plus intéressées. Ainsi croiserez-vous des peintures d’Antonio Saura (1959), Tatjana Doll (2009), Equipo Crónica (1969) et Art & Language (1980), un fusain géant de Robert Longo ou encore des gravures sur bois signées Agustín Ibarrola et Damien Deroubaix. Superbes !

MISSION (presque) ACCOMPLIE !

Les Croqueuses remercient bien sûr le Musée Picasso, et notamment Ingrid Wlazlo, pour son invitation très généreuse. En effectif réduit et très attentives aux commentaires de la commissaire, nous n’avons que peu croqué – l’une s’occupant à la fois du film et des photographies, l’autre jonglant entre carnets de notes et de dessin… Tout un art ! Sans compter qu’après la visite, nous avons pu nous entretenir en « têtes à tête » avec Emilia Philippot : @ suivre !

{ Infos Pratiques }

Le musée est ouvert tous les jours du mardi au vendredi de 10h30 à 18h et les samedi, dimanche et jours fériés (sauf 25 décembre, 1er janvier et 1er mai) de 9h30 à 18h. L’exposition sera visible jusqu’au 29 juillet. Le détail des tarifs est ici.

À Paris, t’as pas tout Phở !

À Paris, t’as pas tout Phở !

Midi. C’est l’heure d’un changement d’ambiance. Radical. En quelques pas seulement ! Voilà ce qui est si magique, à Paris. Si tu as l’estomac international – comme Arletty avait un autre endroit de son anatomie – tu peux migrer du Canada vers le Vietnam, en trois minutes chrono, sans passeport ni visa !

Le petit restaurant où nous nous attablons (6, rue Jean-Baptiste Dumay, dans le 20ème arrondissement) est une adresse de notre Croqueuse Aurélie, qui a longtemps habité à côté. Elle-même l’avait découverte grâce à Julie. Vous vous souvenez ? C’est elle, déjà, qui nous avait recommandé d’aller croquer ici et , puis ! (Jolie sélection, n’est-ce pas ?) Bref. Aurélie et Julie nous l’ont affirmé : c’est ici qu’elles ont mangé le meilleur Bò bún de Paris !

L‘intérieur a changé depuis sa dernière visite, mais le réaménagement lui plaît. Plus sobre, plus fonctionnel. Et la cuisine ? Est-elle restée la même ? Nous avons lu que l’ancien chef était parti… Pour Aurélie, le Bò bún est toujours excellent. Anne aussi l’a aimé – elle en a même fini son assiette, pourtant très copieuse ! La soupe Phở a plu à Véronique et le poulet orange-gingembre, à Fabienne. Quant au dessert, il fut validé par les M.O.P.C. (les Mousquetaires de l’Ordre de la Petite Cuillère). D’ailleurs, nous étions si occupées à nous régaler, que nous n’avons même pas dessiné. Plutôt un gage de qualité, non ? 😉

 { Infos Pratiques }

Bonjour Vietnam est au n°6 de la rue Jean-Baptiste Dumay, Paris 20ème. Métro Jourdain ou Pyrénées. Il est ouvert du lundi au samedi de 12h00 à 15h00 puis de 19h00 à 23h00.

Une écurie à Versailles

Une écurie à Versailles

Plein hiver. Paris courbe l’échine sous un ciel de spleen à la Baudelaire, tandis que son célèbre Zouave prend l’eau des postérieurs quasi jusqu’à la croupe. Il est l’heure, pour Les Croqueuses, de franchir les limites du manège parisien pour faire galoper nos crayons plus loin… c’est-à-dire à Versailles, dans la Grande Écurie qui fait face au Château. Nous sommes invitées par l’Académie équestre de Bartabas et allons dessiner, toute la journée, les répétitions du spectacle La Voie de l’Écuyer !

En 2003, quand Bartabas invente l’Académie, son ambition est de former un corps de ballet équestre ouvert à d’autres disciplines – l’escrime, le Kyudo (tir à l’arc traditionnel japonais) ou le chant, par exemple – dans une double dynamique de transmission et création. C’est pourquoi La Voie de l’Écuyer, spectacle de répertoire, évolue continuellement : il est sans cesse refaçonné par les talents multiples et la personnalité unique de chaque cheval et de chaque écuyer, tous engagés dans un perfectionnement quotidien.

Car l’Académie est avant tout une école : elle recrute chaque année deux élèves. (La troupe, au total, compte une douzaine d’écuyers.) Les candidats doivent être titulaires au minimum d’un Galop 7 pour postuler, mais également montrer de l’intérêt pour d’autres arts – musique, danse, théâtre… Les chevaux, eux, sont plus nombreux : ils occupent une quarantaine de boxes dans la Grande Écurie. Cette année, Lusitaniens et Sorraïas ont pris le relais des Argentins au manège, imposant d’autres manières de travailler.

Par ailleurs, l’Académie monte chaque année une création en compagnie de grands artistes – ainsi Philip Glass en 2008, Carolyn Carlson en 2011 ou Marc Minkowski en 2017, avec le splendide Requiem de Mozart donné à Salzburg. Et en 2018 ? Oui, Les Croqueuses savent ce qui se prépare en coulisses… mais, pour l’instant, nous sommes tenues au « secret professionnel » ! (En revanche, nous pouvons vous le dire : ça promet d’être génial !)

Bon, mais… cessons de tourner autour du pot. Après l’accueil chaleureux et la visite exhaustive des lieux – un grand merci à Cécile Berthelot, administratrice de l’Académie ! – nous allons devoir sortir nos crayons et dessiner ces chevaux magnifiques ! Les Croqueuses auraient-elles le trac ? Vous en avez de bonnes : c’est que ça bouge, ces grosses bêtes-là ! Sans parler du décor, ce manège conçu comme un écrin par Patrick Bouchain, avec ses miroirs immenses multipliant allégrement chevaux et cavaliers à l’infini (merci !) et ses somptueux lustres en verre de Murano… Bref, il y a du boulot !

Comme d’habitude, chaque Croqueuse trouvera sa place et son point de vue. Véronique en essaiera même plusieurs. D’abord perchée sur un balcon de bois, elle descendra plus tard dans les gradins. C’est drôle parce que nous avions accès à toute l’Académie, de la sellerie aux splendides écuries en passant par le foyer ou la boutique, mais nous sommes toujours revenues au manège pour y dessiner chevaux et cavaliers au travail : aimantées par le cœur de l’Académie.

Il faut dire que nous aurons la chance d’assister aux cours (dressage, longues-rênes, ensemble…) de plusieurs écuyères titulaires dont Laure Guillaume, coordinatrice artistique et pédagogique – un régal pour Aurélie, notre Croqueuse cavalière et passionnée d’équitation ! Quant à Fabienne, plus familière des vaches que des chevaux, elle se lancera doucement dans une vue d’ensemble avant d’apprivoiser peu à peu l’animal.

Pourtant commencée aux aurores, cette journée a filé à toute allure. Pour une fois, hélas, le temps n’était pas avec nous et nous n’avons pas pu profiter des extérieurs. Accompagner les chevaux lors de leur promenade hebdomadaire dans le Parc du Château… Vous imaginez le rêve ? Alors c’est décidé, nous reviendrons. (Croisons les sabots !) Déjà, pour assister au spectacle – ça, c’est sûr !

Les représentations 2018 viennent de reprendre. Elles se donnent chaque samedi (à 18h) et dimanche (à 15h) durant deux périodes : d’abord de mi-février à mi-août, puis de mi-septembre à fin décembre. Attention, en plein été, l’horaire du dimanche est plus tardif (17h). Par ailleurs, le spectacle a aussi lieu les mercredis des vacances scolaires parisiennes (à 15h) ainsi que les jours fériés. (Le calendrier complet vous attend ici.) Les Trotteuses de Paris vous encouragent à y aller… au grand galop ! 😉

{ POST-SCRIPTUM }

Pour en apprendre davantage sur la démarche et l’enseignement de l’Académie, Les Croqueuses vous invitent à lire ce beau portait de Laure Guillaume, récemment publié sur L’allée des rendez-vous – un très joli blog culturel concernant Versailles et ses alentours. Enfin, pour parfaire la visite, une autre lecture passionnante : l’article sur l’Académie signé Versailles in my pocket !

Une cabane à Paris

Une cabane à Paris

Il neige sur la capitale ? Stop ! Les Croqueuses vous ont trouvé l’adresse idéale : dépaysante, chaleureuse et douillette… la totale ! Alors, chaussez vos skis (ou vos raquettes) et filez tout schuss rue Jean-Baptiste Dumay, perpendiculaire à celle de Belleville, entre les deux stations Jourdain et Pyrénées. C’est au numéro 8 que se tient le Cerwood Terrasse, un café façon cabane canadienne.

Dès l’entrée, nous nous sommes senties accueillies et la suite de la visite n’a pas démenti cette première impression – souvent la bonne, dit-on. Il était tôt. Nous n’avons goûté ni la bière, ni la soupe, ni la pâtisserie… mais tout simplement le café, le chocolat chaud et les jus de fruits frais (pomme, kiwi) à la demande. Nous avons pu les déguster tranquilles, toute la matinée, nous promenant ici et là pour dessiner.

Certes, le feu de bois est faux. (Quoi ? Mais alors… il ne s’agit pas d’une vraie cabane canadienne ? En plein 20ème arrondissement ? Quelle déception ! 😅) Rassurez-vous, le gros canapé devant la cheminée, avec son plaid en polaire toute douce, lui, est vrai ! Ainsi que la gentillesse du service.

Kaïs et Slavik, les serveurs présents ce matin-là, se sont montrés adorables. Ils ont accepté sans problème notre présence parfois un peu envahissante – il faut bien l’avouer ! Slavik nous a confié qu’il dessine également. D’ailleurs, il a participé à la décoration, amusante et soignée, du café. Certains y verront sans doute quelques clins d’œil à l’univers de Game of Thrones, tandis que d’autres se sentiront comme Boucle d’Or entrant chez les Trois Ours. Mais tous apprécieront l’ambiance, dépaysante et chaleureuse.

Vous l’aurez compris, nous avons passé là un excellent moment. Nous vous conseillons cette adresse pour une pause réconfortante entre deux glissades (plus ou moins volontaires) sur le fameux domaine skiable de Paris… Soyez prudents !

{ Infos Pratiques }

Le Cerwood Terrasse est au n°8 de la rue Jean-Baptiste Dumay, Paris 20ème. Métro Jourdain ou Pyrénées. Il est ouvert tous les jours de 8h30 à 21h30.

Un tiki à Paris

Un tiki à Paris

« Comment ? Tu ne connais pas Les Grands Voisins ? » « Cet endroit va vous plaire, c’est certain. Mais allez-y vite : il est éphémère ! » « Oh, ce week-end, tu ne devineras jamais : j’ai campé aux Grands Voisins ! C’était trop bien ! » Bref, depuis quelque temps, tout le monde autour de nous en parlait. Or, il n’en faut pas tant pour piquer la curiosité d’une Croqueuse. Une visite chez ces fameux « voisins » s’est rapidement imposée. D’ailleurs, cela tombait bien : nous n’avions jamais croqué ensemble dans le 14ème arrondissement.

Les Grands Voisins, qu’est-ce que c’est ? Plein de choses, différentes et complémentaires : des start up et des associations*, un vrai camping et de l’hébergement d’urgence, de l’activité quotidienne et de l’événementiel, des ateliers d’artistes, une bibliothèque, des ruches, un jardin, une boulangerie, une champignonnière, une brocante, des restaurants…  Et tout cela, dans l’enceinte de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul transformée en zone piétonne, immense, entre Port-Royal et Denfert-Rochereau. Vous imaginez ? Le rêve, à Paris ! (* Food de Rue ♥ !)

En regardant les photographies ci-dessous, vous comprendrez vite pourquoi tout le monde y va. Et y retourne, encore et encore, pour le faire découvrir à d’autres. D’autant que Les Grands Voisins sont en perpétuelle mutation ! C’est même la raison d’être du projet… puisqu’il s’agit d’accompagner, sur plus de cinq années, la transformation progressive de l’hôpital désaffecté en tout nouveau quartier. Bref, c’est un lieu vivant, étonnant, attachant… qui espère vous faire faire « l’expérience d’autres manières d’habiter la ville ».

C’est simple, une fois entrées au 82 de l’avenue Denfert-Rochereau, Les Croqueuses ne seront plus qu’enthousiasme. Partout – dedans, dehors – mille et un messages nous sont adressés, pleins d’humour ou de saine colère. Nous sommes dans un laboratoire urbain, sur un terrain d’expérimentation sociale, au cœur d’un réacteur humain, là-même où des gens travaillent, pensent, échangent et agissent ensemble pour vivre une belle aventure… Un seul mot : BRAVO !

Nous y mangeons, simple et bon, pour 5,00 €. Nous y déambulons, de lieu en lieu, de surprise en surprise… et, tout au bout, tombons toutes les quatre en amour avec le camping. C’est lui – et son fameux tiki – que nous décidons de croquer, tranquillement installées sous un majestueux cèdre plus que centenaire. En effet, celui-ci régnait autrefois sur le parc entourant la maison de Chateaubriand… Quel moment fabuleux ! (Dire que le boulevard Raspail, avec sa circulation intense, est juste derrière ! C’est à peine croyable.)

Depuis, Les Grands Voisins ont célébré l’hiver et la fin de leur « Saison 1 ». Après la fête, le site a fermé pour quelques semaines… avant de rouvrir ces jours-ci. Partiellement d’abord, le 1er février. Puis totalement, au top-départ de la « Saison 2 » prévu le 30 mars. L’aventure continue de plus belle : ne ratez pas ça !

Et les gagnants sont…

Hier, pour la première fois depuis qu’elles existent, Les Croqueuses sont allées dessiner extra-muros : nous avons passé la journée entière dans les coulisses de l’Académie équestre de Versailles ! Comme promis, nous avons procédé aux tirages au sort sur place et c’est la main innocente de Cécile Berthelot, administratrice de l’Académie, qui a désigné nos heureux gagnants… (roulements de tambours)

(cliquez  sur l’image pour voir la vidéo du tirage !)

Les 4 gagnants sont : Hélène Kérillis pour le Blog/YouTube, Jérôme Bégon pour Facebook, Kelleyd67 pour Instagram et Sylvie Bargain sur Twitter – sans tirage au sort puisqu’elle était l’unique participante sur ce réseau !   Bravo !

Un grand MERCI à tous pour votre participation et, surtout, vos petits mots doux, qui nous donnent des ailes pour continuer de « croquer » Paris (et la vie) ensemble !

PS : Si vous n’avez pas gagné cette fois, ne soyez pas trop déçus : vous aurez l’occasion de rejouer dans quelques semaines, avec un très beau cadeau à gagner à la clé ! @ suivre…

RADIO-CROQUEUSES !